• De la Blaquèrerie à la Salveta du Larzac

    Coucourou,

     

    Noêl passé tranquille, doucement sans éclat,

    La famille sourit facile, longuement sans ébat,

    calme et gentille, la fête coule sans retenu,

    naturelles nos âmes brillent, sans grande tenue,

    un jour de vrai , un réveillon de paix.

    La comtoise d'Ambert chante les heures,

    en petites pensées aux familles en deuil.

    Le père retrouve le son de sa maison d'homme,

    Le touck, et,  touck des secondes.

    le sapin de Dourbie couvre les cadeaux,

    Les absents fantôment entre nous, là sans y être, ils sont les plus beaux.

    Notre Noël 2020 restera tendre et nouveau pour les années futurs.

    J’espère que le votre vous a aussi bien réconforté.

     

    Et le dimanche digestion au soleil.

    Rando prévue, lancée sur des pistes, à plat ou presque,

    j'invite à marcher libre dans le froid.

    Départ de la Blaquèrerie...

     

     

     

     

     

     

     

     

    De la Blaquèrerie à la Salveta du Larzac

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un nom qui fait rire l'ami de la Blaquière.

    -" Lolo sur ton mail tu as confondu, on est à la Blaquèrerie ( sans i) et non à la Blaquière,

    et l'on va à la Salveta , pas à la Salvage, " sourit Jean Yves.

    Ok , je perd la boule et je n'ai toujours pas de boussole,

    La rando fait 17 km pour 260 m de dénivelé.

    Sur le parking, entre nous, les bizs se parlent,

    on s'imagine enlacé se tapotant le dos.

    Les regards ne trompent pas, sincères ils affichent le manque du contact,

    malgré que  les cœurs tambourinent le bonheur de se retrouver.

    Alors on rit, joyeux d'un rien, heureux de toute l'envie qui trépigne.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Et dé le début, on bifurque de la trace.

    le chemin suit des rochers, on se permet une petite escapade pour découvrir le coin.

     

     

     

     

     

     

     

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    Il fait froid, le vent du sud frise les poils,

    les ami e s sont au ralenti, papotent des fêtes, écoutent les peines passées ou en cours,

    racontent la chance d’être là, plaisantent de l'espoir de ne pas y rester jusqu'à la nuit.

    Les pas raccourcissent, limite sur place, les têtes ont zappé la rando.

    -" Aaalléééééééér, hé! on avance " je pousse dans le ciel...

    C'est pénible de couper les liens qui les retient, surtout que je suis aussi attacher à eux.

     

     

     

     

     

     

     

     

    De la Blaquèrerie à la Salveta du LarzacDe la Blaquèrerie à la Salveta du Larzac

     

     

    Enfin lancé sur la piste, les minutes défilent à grands pas.

    Quatre ou cinq minutes, à peine plus, et la montre s’arrête.

    Benjamin étrenne son GPS, tout content de le revoir, on cherche ensemble comment aller dans l'abri.

    Un porche sous une dalle, ce coin est particulier.

    Je me sent comme un électron, un truc chargé de vie, qui vibre de joie, que le premier espoir libère de son sommeil.

    Qu'importe la marche, je devine l'abri, le coin joli, alors on prend du temps pour rien.

     

     

     

     

     

     

     

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    Sur la piste de le Cun,

    il y'a un groupe d'uns,

    et aussi quelques-unes, 

    Qui sont ces importuns?

    Bêt'à marcher à jeun.

     

    On passe sans comprendre leurs oreilles,

    pourtant elles semblent bien nous proposer l’essentiel.

    Un mélange subtil, entre le futile et le naturel.

    Peu être, un présent en paix, qui nous réveil.

     

     

     

     

     

     

     

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    Les kilomètres cheminent sur le causse, en drailles de brebis aux murets d'ombres vertes.

    Il est tendre, de se réchauffer d'un bon pas, sous les buis anciens.

    Nos papilles imposent les mots, demandent la pause.

    Figatélu, la saucisse Corse attend dans un sac.

    le vent certes léger, rougit les pommettes, le temps du feu s'impose.

    Bien 5 km de fait, midi pile s’affiche en gros sur les écrans de poche.

    Un coin de Lapias, de la vue dégagée, trois brindilles, quatre bout de bois, cinq cailloux en cercle,

    le sixième kilomètre attendra son heure.

     

     

     

     

     

     

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    Ami e s dans la bulle lumière des flammes,

    l'air doux gonfle entre nous, comme par vielle magie,

    il reste là forme une carapace fragile.

    Un instant hors du temps, se construit dans ce pays en hiver.

    On est posé, humble, au ras du sol, et laisse passer le vent au dessus de nous.

    Comme dans un abri, on s'invite ici pour être bien.

    L’installation pose les choses importantes, vin, douceur, et saucisse.

    l'un roule ses pensées , d'autres les donnent, certain les dégustent.

    Des idées sobres, tranquilles, évidentes, dans le rayonnement du feu, 

    on est en paix, rassuré, sans crainte. Un sentiment qui resurgit en nous du font des ages oubliés.

    -" ha , à chaque fois, c'est étrange, près d'un feu dehors, il se passe des choses en moi " fume l'ami.

    La Figatélu est grillée avec le pain,

    Les 20 cm partagés en 11 parts , sa fait pas long pour chacun.

    1,5 cm de plaisir, c'est un rêve que l'on vit en minuscules bouchées.

    Les histoires comblent le manque, les rires remplissent les gorges.

    Un moment de légende spéléo, de situations causasses, de souvenirs précieux, enflamment les auteurs.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le feu est maintenu sans relâche, il dévore le bois alentour, et le transforme en chaleureuses paroles.

    on est bien, sans réfléchir, au calme du crépitement.

    Encore, en peine, je relance la marche.

    Pas de grand cri, mais des mots trop matériel pour être juste.

    Rangement des sacs, debout, et marches..

    Certain tarde un peu, il faut éteindre le foyer... le pissou est proposé en pompier.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    La Salveta, un gîte sympa, le toutou fait la sieste devant . rien ne le perturbe.

    et la lavogne, particulière, Cécile tente un plongeon.

     

     

     

     

     

     

     

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    Sans plouff, la glace n'est pas brisée.

    Commence notre marche de l'après midi. Les doigts se refroidissent.

    On parle du feu, comme un refuge perdu trop vite, l'air est vif, froid, dur, et bien rude.

    -" sans doute l'effet de l'alcool, la poire doit bloquer la circulation, " je hip d'un coup.

     

     

     

     

     

     

     

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    Je les regarde filer, longues jambes qui n'attendent pas.

    Une image de la crête que j'ai programmé. Elle va nous réchauffer.

    Le bout d'aventure de la rando, j'en espère une évasion.

     

     

     

     

     

     

     

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    on a quitter le GR, on grimpe un peu, le souffle chaud, mains durcies, le groupe s'étire.

    Je devine en me retournant que le Larzac se dévoile derrière les collines.

    Peu être que cette crête va nous surprendre.

     

     

     

     

     

     

     

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    On devient spectateurs, le pays s'étale ici pour nous perdre.

    Je n'ai pas l'habitude de cette orientation, et je confond les lieux.

    Un point est sûr, les Pyrénées blanc de neige, sont en horizon.

     

     

     

     

     

     

    De la Blaquèrerie à la Salveta du Larzac

     

     

     

     

     

     

     

     

     -" Le mont Ventoux, mais non Lolo, pas de ce coté, c'est le Canigou pour les Pyrénées" Rigolent t'ils.

    On suit facile une piste qui longe sous le vent de crête.

    Le Larzac Nord nous regarde d'en bas.

     

     

     

     

     

     

     

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    Au bout de la piste nous attend le sauvage. La vue ralentit nos pas, on est bien de voir si loin.

    Le ciel est bas, la terre au plus long d'elle même.

    C'est découvrir la liberté de nos yeux. On oublie au quotidien qu'il n'y a pas de limite à la lumière.

    Suffit d'être en dehors ou, au dessus des obstacles, pour voir celle qui va, ou vient de loin.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Km 8, fini la piste, enfin le libre.

    Une crête facile, un traçou invite à pâturer.

    En premier aller aux rochers, le groupe s'étoffe.

    Je veux dire qu'il prend un aspect nounours, chacun se gonfle de doux de tendre.

    Le regard sans rides, curieux, tranquille se pose facile de ci à là, en butinant tous les plaisirs.

    Les pas un peu balourd, fond dandiner nos épaules comme pour rire de rien.

    Une légèreté d'esprit porte les têtes en ballons colorés.

    On écoute, parle, sourit et complice l'autre .

     

     

     

     

     

     

     

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    les rochers atteint, on continue nos leçons de géographie.

    Relai de Montjeau, décidément on le voit de partout.

    Mont Seigne, Mont Lozère, l'Aubrac en blanc,

     

     

     

     

     

     

     

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    La crête se fait trop bien, un moment de liesse, où l'on esquive entre les buis,

    Une juste grimpe plaisir, qui nous rassemble au sommet.

     

     

     

     

     

     

     

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    Le groupe a conquit l'espace, on tourne l'horizon plusieurs fois.

    Mais un de nous cherche, le traçou s’arrête, la broussaille envahit.

    Le passage n'est pas évident, un toutchoot Lolo se prépare.

    Bruno prend les devants, moi je traîne encore dans un horizon.

    J'entends les parkas frotter le buis, les unes s'enterrent dans la verdure.

    Les uns pistent les sangliers, en deux minutes personne ne se voit.

     

     

     

     

     

     

     

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    Je retrouve le groupe dans la végétation.

    Marinou annonce qu'un grand sanglier rouge grogne derrière.

    -"Voyons Marinou un sanglier rouge!" s'inquiète Maixent.

    Brigitte en avant découvre une piste de vache, elle trotte presque en descente.

     

     

     

     

     

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    Le rouge grand,  sort des buis en sourire sauvage.

    On suivra les passages vaches, en courbant l’échine souvent.

    la pente se descend en file d'artistes joyeux.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    La crête dévoile sa fin, plein Est vue des Cévennes.

    Un horizon à perdre la boussole.

    On est comme des miraculés, de ceux qui découvrent une nouvelle vie.

    J'aime se sentiment fugace qui monte quand le regard s'échappe en terre inconnue.

    Il me clou sur place une fraction de seconde, juste le temps de toucher l'invisible.

    C'est futile, léger, immatériel, sans consistance et donc incroyable.

    Mais je sens bien quelque chose de puissant , qui me fait dire des mots banals.

    -"Ha oui, c'est super, belle vue" pense t'on simplement.

     

     

     

     

     

     

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    Belle, grande, longue descente qui étire le groupe pour donner une dimension humaine au pays.

    Il est bien de voir la file d'ami e s, qui se régale dans les traces de l'autre.

    On suit la tête qui nous guide vers le nouveau.

    Confiance, tranquillité, portent les pas sans forcer le temps, ou bousculer l'ambiance.

    elle est tendre cette pente entre nous, et j'adore.

     

     

     

     

     

     

     

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    km 11, je me retourne, un clic photo de la crête qui nous a porté ici.

    Ce n'est rien qu'une collinette, une bosse du causse, des arbres et de la roche,

    Mais elle est maintenant un souvenir de dimanche, un témoin de belle marche en groupe sympathique.

     

     

     

     

     

     

     

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    Le temps passe, on arrive sur la voie Le groupe ne traîne plus.

    C'est le retour, on n'a pas goûté, faute à la brise gelée.

    Glas Glas, les pas foncent au mieux.

     

    Avec Maixent seul en arrière on cherche,.... des piquants d'oursins.

    Encore une bizarrerie à Lolo.

    En théorie des fossiles d'oursin se trouve le long de cette ancienne voie ferrées.

    Mais où? on n'en verra pas... dommage, une autre fois peut être avec plus de renseignements.

     

     

     

     

     

     

     

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    On fait les touristes curieux, admiratif du travail des hommes.

    Tranquille , le retour va facile, d'un bon pas pour rattraper le groupe.

    On rentre plein, chaud de partout , a part le nez rouge.

    C'est remplit d'espace que l'on se serre autour d'une voiture.

    Difficile de trouver des mots qui parlent bien.

    on se dit bien des banalités gentilles, 

    rigole d'une blague sans à propos.

    On sent que chacun déborde sans trop savoir de quoi.

    Une chose certaine que l'on ne dit pas , c'est la peine de se quitter.

    Que ce jour finisse.

    Mais les aux revoir se présentent enfin,

    relance l'espoir d'un autre dimanche.

    Alors à bientôt

    ami e s ,

    bizs

    Lolo

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 31 Décembre 2020 à 10:06

    Un belle balade liberté et glacée...

    Un compte rendu bien inspiré.

    2020 se termine enfin ! Je vous souhaite à tous du meilleur  pour 2021 oops

     

    Bizs PATOU

     

     

    2
    Marie
    Vendredi 1er Janvier à 17:35

    Bonjour à tous .

    Belle balade et fraiche.

    tous mes meilleurs voeux pour 2021 à toute l'équipecool.

    Marie Gonçalves

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