• Des ruisseaux du Bourg.

    Coucou rou,

     

    Le 31 mai 2020, je ne savais pas où aller.

    Difficile de prévoir une rando sans réfléchir convenablement.

    C'est ma nouvelle vie, je suis ainsi, parfois la tête refuse.

    Elle se dit vide, et bien de l'être. Tranquille elle refuse tout travail de réfection.

    J'aurai passé une journée de rien , devant l'écran des cartes pour définir enfin le parcours.

    J'en suis contents en fait, malgré son vide, elle a rempli son rôle.

    Toutes ces lignes, pour donner l'esprit de la rando.

    Il commence par le tracé, la façon de le trouver, et le choix du lieu.

    Un petit recoin du Causse Rouge, sa limite Est, sans intérêt ou prétention touristique.

    Un hasard, j'y vois des sentiers nombreux, collines et vallées profondes.

    J'imagine des vues nouvelles sur la région, et devine les chemins dans l'oubli.

    Voilà la rando me correspond, retrouver un pays d'avant le tourisme,

    où les sentiers, chemins, ne servent qu'aux locaux, de temps en temps.

    Rien à voir, encore rien à prendre, ce n'est pas la saison des cueillettes,

    juste à s'émouvoir de la vie qui pousse sans vacarme, se cache du soleil, ou s'agite dans la lumière vive.

    10 h, dimanche, notre coin de rue fait réunion.

    Les ami e s sont là, sans savoir où l'on va. Curieux de savoir.

    Juste cela, marcher à nouveau tout le jour pour ressentir un morceau du pays.

    -"Ha Cécile, tu es prête, pour une marche monte descend", je lui souris.

    -"Mireille nous retrouve à la source de Vézouillac", donne Brigitte de son téléphone.

    Jean Yves s’arrête pour un bonjour rapide, il ne randonnera pas aujourd'hui.

    Pascal offre les chouquettes du matin, Marie Christine nous donne les mercis de Marie Laure.

     

     

    Des ruisseaux du Bourg.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je montre la carte, en fait 15 km pour 500 m de dénivelé.

    On démarre du lieu dit de La Souque.

     

     

     

    Des ruisseaux du Bourg.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un début plaisir facile, une piste roulante, un tracteur nous fait bonjour.

    Le Causse Rouge, est tout vert tendre. Le soleil, les ami e s, la vie bourdonne, je respire sans réfléchir.

    J'ai dans la tête, un vide merveilleux, qui se gonfle de sensations généreuses.

    L'image se pose sur l’angoisse, comme la chanson douce du poète.

    Un jour qu'il me faut.

     

     

     

     

     

     

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    Les bords du chemin appellent les butineurs à grand chants de couleurs, les lointains affichent les posters des beau livres.

    Un bon commencement de marche, une chauffe heureuse, où l'on papote bonheur.

    L'autoroute des vacances serpente ici, comme un passionné dans un parc naturel.

    C'est facile de voir le beau pays qui est le notre, suffit de prendre une piste.

     

     

     

     

     

     

     

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    Les butes du Causse devant nous , on pense à nos randos sur le Puech Dandan, et le Luzergue.

    Certaines perdent leurs repères, cherchent le sud, d'autres confondent le nord, où va t'on?

    Ce coin bouleverse nos âmes de connaisseurs. J'aime ce trouble qui nous parle de notre ignorance.

    J'adore l'émotion pleine, qui vient sans grand artifice. Pas besoin de lieu prestige, de monument, ou de rareté.

    Simplement de l'air, du bleu, du vert et des fleurs.

     

     

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    Le Liseron se croit en Provence, cette année il colonise chaque terre libre.

    La multitudes des fleurs suffit à elle seule pour contenter le promeneur. Ce printemps est opulent.

    Une voiture perchée hors du chemin, on retrouve Mireille et Michel.

     

     

     

     

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    La fontaine coule l'eau fraîche. je trempe la tête aux épaules, frisonne le dos, un nouveau départ s'invente.

    Je vais pouvoir revoir ma botanique, Mimi est tout sourire.

    On aurait bien manger là, mais c'est un peu tôt, 11 h 30, Brigitte ne dis rien, le temps semble arrêté,

    alors on continu. Les Fêdes rentre à la bergerie, le berger en quad va vers l'apéro.

    Elle est bucolique, cette marche tranquille.

     

     

     

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    Après Vézouillac commence, l'incertain, le libre de se pommer .

    Des pistes tournent vers les champs, on cherche les sentiers, passe dans des bois éparses.

    Je me pense dans une campagne d'ici, petits champs, petit bois, grand travers aux ruisseaux perdus dans les profondeurs.

    Des trouées de branches nous donnent l'horizon prometteur.

    Je parle de théorie, qui nous voit descendre, pour remonter en face, j'invente des sentiers,

    Je fait le beau parleur, celui qui aime, qui chante presque du cœur, façon d’entraîner la magie avec lui.

    J'affiche mes incertitudes comme un jeu de piste qui promet un festin.

    Le groupe, joue, suit mon humeur avec tendresse, et le pays nous accueille comme les troubadours du bonheur.

     

     

     

     

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    -"J'ai totalement confiance en toi Lolo", avance Cécile en paix.

    -"tu me rassures, je prend moi aussi confiance en moi", je lui sourit .

    Un clair de pelouse sauvage, et l'on voit. Il arrive devant nous comme un paradis.

     

     

     

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    Il est des moments, comme là.

    S’arrête le temps de marcher. Le lieu, la vie, la terre, impose à l'homme de contempler.

    On est fait pour cela, à chacun de nous de le sentir.

    Rien n'est écrit, ou dit, simplement lever sa tête hors des intérêts, pour la perdre autour de soi, voilà ce qui me vient.

    Et les ami e s, font de même, une unisson qui réconforte.

     

     

     

     

     

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    Km 4,5.

    On découvre le mon d'Ici. Un cabanon cuisine et bibliothèque.

    C'est particulier, l’accueil sans personne est sympathique.

    Avec les habitants ce doit être charmant.

     

     

     

     

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    On adore la vue qu'ils ont soigné de leur terrasse.

    Lire là, un bouquin, j'imagine bien mon esprit divaguer entre les pages.

     

     

     

     

     

     

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    Puis on longe un travers, entre les chênes.

    2 km de sentier traçou, assez bien marqué, mais qui gifle les gens pressés. 

    On sort le sécateur manière de participer à son entretien.

    Toujours sans rien, les ventres s’interrogent. Leurs papotent sourdes occupent nos conversations.

    -"En théorie, j’espère une belle vue en crête, plus loin, d'après la carte", je motive.

    -"oui mais là c'est parfait" j'entends bientôt.

     

    je m'avance jusqu'au point, entre les broussailles.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Je suis le seul à la vue. Posé comme un rapace, le rocher et bien fin pour y prendre repas.

    Je retourne donc, retrouver la troupe qui je pense c'est bien installée.

     

     

     

     

     

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    Un peu d'herbe tendre, en mi ombre, avec un écran paysage.

    -"C'est une première. On mange à la mi rando, 7 km de fait", on constate avec surprise.

    La marche rendu facile, on c'est avancé sans le voir. Sans doute le fait de descendre en majorité.

    On est tous content, sans doute trop. Si bien que traîne la pose sans culpabilité. 

    On médite à deux, écoute te temps, qui boum dans le ventre, et laisse l'imaginaire passer au loin.

    La sieste digère les tablettes de chocolat.

    Les abdominaux se détendent fièrement dans des rires improvisés.

    Il est bon ce temps horizontal, légèrement penché par le vin, qu'il se croit éternel.

    C'est cela une belle randonnée, les yeux fermés dans un pays en paix.

     

     

     

     

     

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    Les ventres à la vertical, on reprend la descente. long chemin ancien perdu dans le vert. 

    L'ombre abrite les sensibles, le muguet clochette encore, mais pas pour longtemps.

    Les raiponces blanchissent timides, le lys Martagon attend de s'épanouir, les boutons couvert de poils juvéniles.

    On avance lentement, la descente entre les fleurs demande attention.

     

     

     

     

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    La variété continue, je ne photo pas tout, je vous en laisse découvrir.

    Les raiponces au soleil sont bleus, la Céphalanthère rose.

     

     

     

     

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    Un Chêne, bien mis en valeur, nous accueil en bas du versant.

    Il est bien plus fatigué que nous, résiste encore. La piste trouvée, longe le ruisseau.

    Une pause nous arrose. bien fraîche cette eau qui court, alors restons là pour la voir passée sans fin.

    Comme des gosses qui barbotent, il est bon de se mouiller.

     

     

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    On suit la piste qui gargouille le ruisseaux dans la lumière des sous bois.

    Le charme efface la vigilance, que j'oublie le sentier.

    A Lintrade, lieu dit d'une belle maison, un sentier passe sur l'autre rive.

    On s'y engage gentiment, passant tout prés de la maison, de ses pigeons et poules,

    pour suivre l'aventure des sentiers peux fréquentés.

     

     

     

     

     

     

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    On se fait fouetter doucement, tellement on ralentit.

    Magnifique de trouver un sentier vivant. Les grandes orchidées font les fiers au bord de l'eau.

    Nous on se faufile dans les l'ombres, et regarde de profiter au mieux.

    Une ambiance de promenade nous tient.

     

     

     

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    On traverse une ancienne châtaignerais, hé oui nous ne sommes plus sur le Causse ,

    mais dans un travers en terre de grès. La géologie change, les plantes aussi.

    Il serait bon de revenir, ces coins sont tranquilles.

    Mais pour le jour, on passe, vient la pente à grimper au soleil.

    L'effort de la rando va se vivre maintenant.

    Le lin rose, semble nous applaudir, en long de talus il fait les spectateurs d'une course de côtes.

     

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    La colline se montre, le haut nous est promis par Lolo .

     

     

     

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    La pente, ralentit la troupe.

    J'ai choisi de raccourcis, qui gratte un peu, ou qui sont plus raide.

    Toujours dans l'idée de voir les chemins perdus. je suis gâté, le groupe râle aimablement.

    Le lin venu de Narbonne pousse ses couleurs devant nous.

    La montée s’avère, sommes toutes assez plaisante.

    On bifurque assez vite sur un sentier à l'ombre qui monte régulier.

    Le souffle, ne se perd pas, il raisonne sans parole.

    Le dernier, ou dernière est accompagnée tout du long de la peine.

    Michel découvre cela, la marche sans victoire. On est fier de nous...

    -"En fait on monte pourquoi?, la piste suit la vallée jusqu'aux voitures", réfléchissent certains pendant une seconde.

    Pour presque rien, aller voir la crête d'en face, des fois qu'une vue nous y plaise.

     

     

     

     

     

     

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    Le panorama le voilà. et encore il faut se retourner pour le voir.

    On a mangé sur la crête boisée au dessus des près.

     

    On avance tranquille vers la ferme de Mialas, en se reposant avec la piste .

    On remplit nos gourdes avec le fermier, un superbe chien nous caresse fou fou.

    Les esprits sont pleins. inondés de bien, noyés de fatigues saines,

    perdu sans réponse aux questions qui ont disparues.

    On devient les naufragés d'un monde lointain, qui se réveillent devant la vie à poursuivre.

     

     

     

     

     

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    Passé la ferme, les voitures sont juste devant nous, de l'autre côté du ravin.

    Encore une petite descente, pour une dernière monte. Une histoire à la Lolo.

    2 km d'endurance, qui passe en nage.

     

    On arrive, bien. Content d’arrêter. 

    -"C'est une rando à marquer dans les plus belles", conclut le groupe.

    Et pourtant elle ne prêtant rien. Dévoile que simplement, et ne dit rien, à qui passe vite.

    Mais elle nous correspond si justement , qu'il faudra la refaire.

     

    Un grand jour, cette marche avec ma tête partie à vide qui rentre saoul.

    Une ivresse de joies , trouvée avec vous .

    j'en redemande, sans modération.

    Bizs,

    Lolo.

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