• le Cougouille et la clédelle

     

    coucou rou

     

    Samedi 3 avril, pour cette semaine ce n'est pas un dimanche.

    On se retrouve randonner de façon décalé,

    Encore des histoires de confinement, et de météo incertaine.

    Je ne sais plus quoi réfléchir, ni suivre.

    Je lâche le fil d'une vie inquiétante et absurde où l'on devient responsable du malheur de tous

    tout en étant infantilisé de façon ridicule.

    Je m'accroche au monde , garde en conscience  ma bienveillance et l'importance de l'autre.

    Le vrai monde, celui qu'on respire, là, maintenant, sans imagination diabolique.

    ce jour je le partage sans compter, de manière simple comme un rire complice.

    Sans mot bien riche, ni phrase brillante, juste des actes faciles qui ne me coûte rien.

    Je propose de marcher , d'aller sur le Larzac suivre des sentiers et en sortir pour le fun.

    Petit groupe, en dessous du légal, nous voila 5 au bord de la route.

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Pas loin du Viala du Pas de Jaux, une large boucle nous attend.

     

    16 km pour 350 m de dénivelé.

    Un tracé lazarcien, comme j'aime penser. un brin de sentier balisé, et le reste au travers des landes.

    De cime en vallon on va perdre les pistes et routes des hommes actuels.

    La terre qui s'offre comme la mer. Allons vogué nos âmes dans cette espace encore libre.

    -" aujourd'hui je suis trop bien , que j'ai oublié l'appareil photo" j'avoue .

    Marinou se propose d'assurer le reportage. Avec sa douce voix elle cherche son téléphone,

    et réfléchit à bien des choses pour réussir .

    Patricia nous arrive de loin, Un ciel gris dans la tête, les yeux toujours soleil.

    les retrouvailles sont comme un feu de st jean qui attend la jeunesse.

    Fougue, enthousiasme, vitalité donnent aux peines ou souffrances des valeurs saines et rassurantes.

     

     

     

     

     

     

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    Sur la pelouse caussenarde s'éloigne notre troupe, Marche face au vent,

    le rides refroidissent, les visages se tendent.

    On devine l'enjeu, avancer et bouger dans le froid, s’arrêter au soleil d'un rocher bien placé.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'oustal du violoneux nous reçoit ouvert. Une légende est écrite là,

    venez lire celui qui charme les loups, et posez vous .

    Pas encore deux km de vent marché, et nous voila stoppé par ses pierres sèches.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    les pas vont vite, à contre vent, il nous semble pâtir bien plus.

    Mais c'est bien , le sentier GR est confort, et nos papotes jouent les insouciantes.

    Une carrière fait un blanc sur la colline, elle nous servira de repère tout au long de la rando.

    On suivra son éloignement comme preuve de nos efforts.

     

     

     

     

     

     

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    C'est la saison des Anémones du causse, cette année elles arrivent en groupe,

    belles, grandes, épanouies, aux couleurs radieuses, elles s'ouvrent généreuses, le cœur au soleil.

    C'est le signe d'un bon hiver, l'espoir d'un printemps facile.

     

     

     

     

     

     

     

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    Km 3,5 nous sommes presque en limite du causse. Le GR continue pour descendre sur St Eulalie,

    notre trace bifurque à droite, un sentier jaune nous prend .

    Devant la vallée du Cernon se cache en profond sillon creusé dans le Larzac.

    On va suivre cette échancrure, qui prend naissance à la source du Cernon, au pied du Cougouille.

    Un point carte pour expliqué le pays, et comprendre la marche.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    on avance, on avance, et laisse la bordure du causse ,

    Le paysage prend de la hauteur, le Lévézou donne l'horizon, par dessus le Larzac,

    ainsi que le massif de l'Aigoual.

    L'air est clair, limpide, et semble jouer les longues vues. C'est un jour froid, qui éclaircit les panoramas.

    Je me régale d'aller au loin d'un simple tour de tête, Mais le Cougouille c'est quoi ? me dit on.

     

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voila, le sommet qui nous attend. Le Cougouille, un des deux jumeaux du Larzac.

    Ce sont des sommets que l'on voit de partout ou presque en venant du Sud.

    Ils servent de repère aux gens qui savent ainsi où se situe St Eulalie. Bien utile lors de marches en traversée du causse.

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédellele Cougouille et la clédelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le petit groupe distendu attaque le sommet colline. Une marche aisée, poussé par le vent, on fait les brebis.

    Sans savoir, on passe d'un buis à l'autre, lève la tête un coup de ci de là, et papote entre nos pied .

    La pelouse donne libre cour, rendez vous en haut.

    La vallée proche nous donne la profondeur de croire que l'on est en montagne.

    C'est trop facile d'aller bien, par ici,

    de déverser tout ce qu'on espérait,

    face aux pensées, qui dans nos tête grises

    ferment les yeux, pour mieux s'évaporer .

    La rando donne les ailes au plaisir . Il fait le papillon amoureux qui virevolte avec nos yeux.

    Les images colore la tête en bonheur simple, et nos craintes n'ont plus de noir à moudre.

    On grimpe , monte et souffle comme évadé d'un trop long sommeil.

    C'est bon, entre nous, qui vivons des moments de déprime fatigant, de se dépenser avec plaisir.

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédellele Cougouille et la clédelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Photo de la cime, 6 km de fait, il faut la pause repas demande Brigitte.

    On se trouve un coin sans vent, le soleil nous réchauffe à la manière d'un feu de joies.

    Les cinq pose sacs dans la pente chaude,

    les douceurs s'étalent, le chocolat menace de fondre on le croque  pour le sauver.

    Café,  thé, on se raconte la vie qui passe tranquille.

    Puis c'est sieste pour deux, et méditation pour nous .

    Un peu à l'écart un micro abri nous reçoit, épaules serrées jambes détendues, on s'encre sur la terre.

    Le temps nous touche avec la brise et la lumière,

    mes mots jouent le guide, ils nous entraînent ici, là, maintenant  au cœur de chacun.

    La détente ouvre l'espace des sensations, la tête perd l'action et s'accroche comme elle peut pour penser logique.

    Les yeux s'ouvrent, plus rien n'est pareil, le pays est bien plus brillant.

    On s'avance vers l'autre sommet en oubliant nos ami e s .

     

     

     

     

     

     

     

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     Du sommet j’appelle les dormeurs , je les attend posé comme un roi.

    Ce n'est pas moi qui photo ce jour, Marinou tient son rôle de reporter sans rien oublier.

    Je n'ai jamais vue autant d'image de moi pour une rando... c'est particulier de faire ce conte rendu.

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédellele Cougouille et la clédelle 

     

     

     

     

     

     

     

     

     Le deuxième jumeau est passé, la vue sur St Eulalie bien appréciée, maintenant on descend .

    Le Larzac se montre vaste, à nous de nous y perdre, la rando va passer en large boucle au loin.

    Le sentiment d’être trop libre inquiète certaines, comment aller si loin sans savoir revenir.

    J'aime dépasser cela, prendre cette impression d'aller se perdre, pour y trouver la fierté d'en revenir.

     

     

     

     

     

     

     

     

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     On rejoint la route à la lavogne de Caubel. de là commence la grande marche sans balise.

    Plus de 6 km à se perdre. On passe la clède, l'ouverture des pâtures d'ici.

    Nous voilà seul, à suivre une trace imaginaire sur le GPS. j'adore

     

     

     

     

     

     

     

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     Le premier Km c'est cool, passe Comberedonde, et on grimpe une collinnette . on se trouve devant la combe de San Miquiol.

    Et pour la passer je descend un peu... erreur, une zone de fourrés denses nous empêche d'aller vers l'Est.

    On descend, jusqu'à trouver un passage ... puis on remonte.

    C'est l'aventure du secteur, de loin on croit passer, et de prés ça griffe.

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédellele Cougouille et la clédelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On arrive en terre dégagée, le sol typique des pâtures du Larzac , une herbe pour 2 cailloux.

    je promet de voir la Clédelle, un ensemble de rochers que je voudrais connaître.

    Pour l'instant on regarde les Cardabelles, elles sont par là .

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La vue me stop, les massifs du haut Languedoc semblent proches.

    Pas si loin le causse s’arrête, puis c'est les avant causse, la Sorgues, et les massifs anciens.

    attention , tout à droite de l'image on devine les rochers de la Clédelle, et sur une crête un pin perdu seul.

    C'est la crête des trois Pierres, on doit y passé tout proche.

    Voila la marche à vue de loin qu'offre le Larzac.

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je fait suivre le groupe en tout shoot, direction les rochers. certain garde l'impression de tourner pas mal pour rien.

    C'est le jeu, passer au mieux sans frotter les buissons, et comme on ne voit pas les petit ravin de loin,

    souvent on s'écarte pour reprendre une zone dégagé.

    C'est la marche devinette, on ne suit pas un sentier défini, mais choisi un sentier parmi tant de  piste de bêtes.

    à la façon d'un chasseur qui cherche le lapin, on tourne les buis sans se soucier du plus court.

    C'est une marche qui invente, surprend, et rend humble, le temps ne se maîtrise pas ici.

    J'adore les pensés qui viennent titiller la tête dans des moments pareils.

    Libre, sans obligation, sans compter, simplement l'objectif qui se rapproche , qu'importe la route et le temps.

    C'est une marche rare, précieuse pour moi, j'y retrouve les valeurs de mon papy qui chassait  la grive et le garenne du causse

     

     

     

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    on fait une pause à la Clédelle, les rochers sont confort. on parle du lin, et fini de sauver le chocolat.

    C'est la mi-marche sauvage, nous reste encore 3 km de libre à découvrir.

    C'est le temps d’être fier de savoir marcher seul , heureux d'aller plus loin,

    et surtout c'est un temps de paix, où la tête trouve une liberté bienveillante .

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    on reprend la marche, en explorant les rochers, notre trace passe sur un éperon ,

    on passe tout prés du puech des trois pierres, et vise un bois de pins.

    L'espace nous prend heureux.

     

     

     

     

     

     

     

     

    le Cougouille et la clédelle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    je demande l'image à Marinou, les rêve me sortent de la tête, aller là bas jusqu'aux Pyrénées.

    Un jour sans doute avec des alpagas.

     

     

     

     

     

     

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    Voici le bois de pins, deviné 2 km avant, il marque la fin, les voitures sont en bas de la colline.

    On retrouve un GR, qui va au Viala du Pas de Jaux.

    L'aventure va prendre fin, certaines on du mal a comprendre que les voitures sont ici.

    Elle gardent l'impression de devoir marcher encore bien plus pour rejoindre le départ.

    C'est la magie des boucles, on n'en voit pas arriver le bout. On se croit encore au loin.

    J'aime ce sentiment qui prolonge l'envie,

    aujourd'hui, en menace de confinement, on aura étalé toute la liberté de ce monde.

    Bien sur le vent froid nous a rougit les pommettes,

    mais c'est le corps chaud que l'on arrive.

    La tête dans l'esprit de vivre au mieux,

    détendu au repos elle digère les émotions de la marche ,

    comme le troubadour sieste après la fête du château.

    On ouvre les voitures , et se pause encore.

    Quelqu’un trouve du chocolat, Patricia des fruit secs, 

    les sacs sortent les dernières offrandes, 

    on reste là, pour rien, juste se voir encore,

    regarder les visages ensoleillés remplis d'espoirs,

    La vie se partage facile sans bouger,

    une amande, des mots calmes, et le regard tranquille.

    On c'est fait du bien, donné et pris tout le bon de chacun,

    On se le dit doucement,

    Ces mots accrochent nos pensés et tournent en farandole sur le cœur.

    J''y peu rien , c'est ainsi .

    On se quitte lumineux, radieux,

    Que ce jour est bien venu ,

    rebooster ceux qui en espéraient pas autant,

    Une belle marche qui nous a porté au delà de la rando.

    Merci,

    Bon confinement,

    à bientôt

    bizs Lolo.

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