• Une courbe du Pouget à Aumelas

    coucou roux,

    dimanche 23 mai 2021,

    C'est particulier le petit déjeuné ensemble.

     7 h 30, les yeux tentent de réveiller nos corps paresseux.

    On sourit des bonjours langoureux, des "bien dormis" rêveur.

    Les sourcils froncent encore pour garder le sombre, les membres font les zombies gentils,

    et le nez nous invite au café suave qui promet un boost d’énergies.

    On est au Pouget depuis la veille, Marie Laure et Bernard nous reçoivent .

    Maison généreuse de places conviviales, on y est bien.

    Façon gite sympa, le groupe c'est évadé chez eux pour le WE.

    La matinée s'organise doucement, à la vitesse des volutes fumeuses d'idées qui sortent des tasses chaudes.

    Autant dire que l'avance se fait en tournant en rond.

    Les choses à faire se présentent entre nous, trois petit tours et puis certain s'y mettent.

    10 heures, Maixent et Marinou arrivent de Millau. Le groupe est complet pour la rando.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une courbe du Pouget à Aumelas

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    17 km pour 430  de dénivelé.

    pour une fois on suit la ligne, comme un voyage, va au loin pour arriver ailleurs.

    -"Ce n'est pas une boucle, alors pas de moyenne plate " je souris à Cécile.

    Maël propose la trace, ses parents vont l'ajuster en direct.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Les voitures nous attendent à Aumelas, avec le castela du coin.

    Il est prévu de voir le télégraphe de st bauzille de la Sylve, et certaines collines du Pouget.

    On commence par la colline du dolmen, une des cinq.

    Le Pouget étant le village des cinq collines.

    Nos hôtes présentent cela, au milieu des vignes.

    C'est étrange, marcher sans trajet voiture. Comme des transhumants on commence la journée heureux.

    C'est un pays contrasté, posé entre des lieux prestigieux comme le Salagou, le st Baudilhe, la méditerranée.

    Une harmonie de vignes, culture, olive, et garrigue dessiné par les femmes et hommes, entoure le relief fier d’être plus haut que la mer.

    Les pierres montrent des huitres disparues qui font rêver les amateurs de fruits de mer.

    Ma visite passion des lieux s'engage avec Maël, On avance devant, d'un bon pas.

    Le sentier frotte les genets, grimpe les bans de calcaire, suit l'ombre des arbres verts, cache les vues, et garde secret le sommet de la colline.

    J'aime cette aventure sauvage, qui marche sur un sol jaune de terre claire.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Pause sommet, au dolmen. de grosses pierres couvrent deux chambres .

    L'horizon nord promet des surprises, Je n'ai pas l'habitude de voir la zone de Lodève par cet angle.

     

     

     

     

     

     

     

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    Le bâti des anciens nous impressionne, on reprend la marche dans la verdure du midi.

    Les fleurs chantent de partout, je m'approche des vipérines, d'un bleu irréel elles appellent les butineurs .

     

     

     

     

     

     

     

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    On se croix ailleurs, bien loin de notre Aveyron.

    Une agave américaine lance sa floraison. Agaves, aloès, c'est bien semblable.

    En fait toutes leurs différences en apprennent beaucoup sur l'adaptation des plantes.

    Elles sont cousines très très éloignées.

    Les agaves ont conquis les Amériques, l'aloès est restées au vieux pays.

    L'une ne fleurit qu'une fois et puis se meurt, l'autre porte chaque année ses belles fleurs.

    L'agave fait partie de la famille des asperges, l'aloès de celle des asphodèles. qui l'eut cru!

    Ces deux groupe  vivent dans les mêmes conditions, sur des continents éloignés.

    Elles ont trouvées les mêmes solutions évolutives pour résister. Du coup on les confond presque.

    Les liserons s’emmêlent, celui des champs et le méditerranéen, dans l'ombre, les calices roses m'interpellent.

     

     

     

     

     

     

     

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    Du haut de la colline, sans siffler ni attendre, le groupe l'a trouver, le bonheur du village.

    Nichés entre les monts, les toits se reposent en paix.

    Pascal inquiet demande jusqu’où faut il aller.

    Les couleurs printemps, ondulent dans le vent, une certaine insouciance nous réuni.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    On descend de la colline, joyeux de voir les rues en circulade. Une particularité du Pouget.

    Les maisons tournent en rond jusqu'à l'église. Puis c'est la terrasse devant l'autre collinette .

    Celle qui fournissait l'eau fraiche aux villageois. Toute une histoire de captage construction et acheminement.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Un abreuvoir, 2 grilles, une ouverte, et 3 spéléos.

    Voici le bassin de distribution d'eau pour les fontaines de la ville.

    Une conduite voutée, Grille de gauche, porte l'eau des sources situées à plus d'un km .

    Le bassin devant, cache des sources creusées dans le calcaire .

    Une bien blanche de concrétions, l'autre bien haute, où les parois gardent les marques de pics jusqu'au plafond.

    On se fait une petite exploration plaisir bien au frais.

    Ensuite on suivra l'aqueduc enterré sous le sentier de surface.

    C'est fascinant, de voir le travail pour l'eau. 

     

     

     

     

     

     

     

     

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    le manque d'entretien menace les chevilles.

    la voute du caniveau s'écroule de ci de là, faute d'utilité.

    On arrive sur le terrain ami, une future oliveraie, la vue nous pause et se boit lentement.

    La vue s'agrandit, d'Ouest en Est, offrant le Nord montagneux.

    On devine le Canigou, le Caroux, le Vissou, le Liausson, l'Escandorgue, le Larzac, les deux Vierges, le st Baudilhe, les monts de st Guilhem, le Pic st Loup.

    -"On connait toutes ces montagnes qui nous on vue leur grimper le dos" pince certain.

    Nos rando passées s'affichent ici en tout horizon.

    Pour une fois je sonne avant Brigitte. Ma faim gargouille sans discrétion.

    -"en haut on sera mieux, il y a une bonne table" projettent les connaisseurs.

    -"Holà, mon bâton!!! je l'ai oublié à la fontaine" je m'inquiète d'un coup .

    Une petite course s'invente, l'ami m'accompagne, petit trot, sans galop, je ne suis pas fort pour aller vite.

    Les autres marchent vers l’apéro, nous rebroussons vers l'eau fraiche.

    Un peu d’angoisse de retrouver la houlette nous stimule, pourvu que!!!

     

     

     

     

     

     

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    Elle nous attend encore, houff, c'est une joie de la revoir. Maixent clic l'instant sourire.

    La course reprend tranquille, le repas va fêter cela.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Maël nous rejoint pour nous guider vers les chips. Au bout de la colline, en vue des sommets de la Séranne.

    C'est une colline sauvage qui domine les vignes, les fleurs sont libres, les papillons tranquilles.

    Le repas est lancé facile, bien assit, on savoure le calme, l'air bon, et les senteurs du soleil.

    on parle encore du saucisson de Roquecanude, de la veille, la fouace revient, le cake citron aussi .

    Nous manque du rouge et café, mais les fromages compensent.

    Un long temps qui machouille des délices, et raconte des bêtises.

    Le temps se dégage aussi, la fraicheur du matin s'évapore avec le muscat.

     

     

     

     

     

     

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    Fin de méditation, on ouvre le regard au monde.

    Les siesteux n'ont fait que blaguer, pour nous autre sans lumière l'esprit à chuchoté.

    Forcé d'entendre, le monde se rapproche, le corps lâche le harnais et prend la pause.

    Cuisses moles, bras tombants, buste fier, je n'ai plus de peur ou crainte de ne pas savoir faire.

    Je reste digne de ne rien tenter, humble d'écouter le monde.

    Les minutes passent et me donnent la paix qui vie ici.

     

     

     

     

     

     

     

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    Je reviens au groupe par l'école champêtre, un clic photo jour de noce des zygènes.

    Une orchis bouc prend du retard pour fleurir, et la chicorée amer fait le spectacle .

    Les euphorbes servent de parking  super marché.

    Le peu de prairie, offre toute sa richesse de couleur et de nectar.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Encore la descente d'une colline, en sourire pas très tranquille.

    La pente fait toboggan, les VTTistes doivent se régaler de planer par ici.

    La suite de la rando se voit jusqu'à St bauzille , ainsi que la crête du télégraphe à droite.

    Les vignes attendent notre passage à plat.

    j'aime ces coins de belle vue en perspective de marche.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Talus pose fesses, et c'est la plaine fleurit, orchis , mauve et campanule.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Droite entre les vigne, va la petite route goudron chaotique, La Séranne en montagne proche.

    Le pays se traverse comme une zone libre, sans clôture, ni interdis, c'est particulièrement apaisant .

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le village du télégraphe, ses couleur sont soleil de Provence, 14 h 33.

    L'aprèm sera chaude.

    Un PR raconte l'histoire du Télégraphe de Chappe.

    Une crête nous attend.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Un début de grimpe qui me donne à réfléchir. Le chemin de croix va t'il être notre galère?

    La chaleur me coupe menu-menu, je découche, remplit le sac du sans manche, et remplit la panse de l'eau des bouteilles.

    Le sentier est raide comme une sécade .

    Heureusement les belles s'étalent en bronzette. Un clic droite, un gauche, j'écoute les conversations d'antennes sur les pétales.

    Petites pause qui me posent le cœur, le temps qu'il refroidisse.

    Les roses de loup se gloussent dans le vent,

    On marche seul, sur la pente qui se penche,

    Que le jour me pardonne, je reste seul,

    en oubliant le temps, je marche seul,

    loin devant, l'ami e s attend,

    que mes pas se cramponnent,

    j'avance seul, marcheur et penseur.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Sorti du bois, je vois, le village du télégraphe, la plaine et les collines du Pouget.

    Notre courage se lit dans l'image, le Vissou pointe son pic comme un salut de chef.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    à la table d'orientation, certain fond le point sur les sommets d'horizon.

    Moi je clic Nigelle. la pause se met à l'ombre.

    Sous les chênes verts, la papote commence en croquant le chocolat.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Puis passe le temps, le groupe est entier, réunit au bout de la peine croit on!

    La crête est bercé d'une brise tendre, un souffle d'ange qui passe sans bouger.

    Et, je devine l'ange, un flambé un peu vieux, le pauvre, s'amuse en passe lente et basse.

    C'est rare pour cette espèce, qui vole comme un planeur au long cours.

    Il tourne, croise mon chapeau, fait mine de s'y poser, et revient plus près encore.

    Je reste là, nez en affut, juste le regard qui suit, je joue le complice gentil.

    Les minutes s'envolent comme les feuilles d'automnes, vite un instant, tournicotent et ralentissent pleinement pour s'étendre au loin.

    Je ne peu plus partir, il reste là, semble attendre un signe, alors je laisse le moment venir.

    Il se pose sur un brin d'oseille. Comme apprivoisé, je m’approche sans être effaré.

    Il se présente délicat, et me laisse prendre confiance.

    Un clic, puis deux, trois, et je m'éclipse .

     

    J’appelle la troupe, la piste continue ...Allééééééé Hé!

     

     

     

     

     

     

     

     

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    La tour restauré se voit enfin, on s'instruit des lignes de 500 tours en France.

    Notre marche continue plein soleil dans la brise agréable.

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Les salsifis sont en boules pissenlits, le château se voit en ligne de mire.

    Une petite vallée nous sépare de son plateau, certain resterons à Aumesas le temps qu'on y monte.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    On fini la crête par la piste coupe feu, mais pour certain c'est coupe cœur.

    -"je marche sans savoir, j'avance pour avancer, je ne sais pas qui me porte" réfléchit l'ami.

    On lui sourit, qui lui manque les fumées d'une moto deux temps, comme à Moulibez.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    La petite vallée se montre, on y passera en voiture pour rentrer au Pouget.

    La fin de marche arrive avec le village de Aumelas, le groupe se partage pour une heure, certain s'allonge au frais.

    Et nous cinq on attaque la grimpette au château.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Il est en restauration, on fait un tour rapide, trouve l'angle belle vue, et pause.

     

     

     

     

     

     

     

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    Un bien beau panorama, qui pousse le Vissou au plus loin.

    Voici l'image pour le reste du groupe.

    Un sentier caché nous ramène sur le PR, et on retrouve les ami e s.

    La marche s’arrête, les voitures se chargent.

    On se quitte vraiment au Pouget.

    Comme chaque dimanche, la séparation s'étire un maximum.

    Les fils sont déroulés entre nous sans rompre vraiment.

    Il se forme une toile araignée tendu entre tous, capable de piéger la moindre particule de bonheur sauvage.

    J'aime cette idée d'attrape rêve qui se concrétise le dimanche.

    Un long merci à nos hôtes, de chez qui on repart heureux d'y être rester.

    Bien des bizs

    Lolo.

    « On passe à Laulo, et regarde le Salagou de haut.De Peyrelau à la Tendelle »

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